La poppe à Wini
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29-04-2008

Jeffrey Lewis – I Ain't Thick, It's Just a Trick

Arrivée à mon âge, tu cherches un peu de confort. Tu as plus ou moins trouvé ta place dans la société. Tu as un boulot: tu as même un temps plein, même si cela implique que tu doives travailler à quatre endroits répartis dans 3 provinces différentes. Mais bon, c'est un chouette job, c'est celui que tu voulais faire, tu vas pas commencer à te plaindre non plus.

Le mercredi, tu rentres tard, tu regardes le télé-crochet de M6 avec ton n'amoureux. C'est rigolo, tu te prends pas la tête, tu viens de rentrer du boulot, faut pas trop t'en demander.

Le samedi après-midi, tu vas faire un peu de shopping. Dans la rue Neuve, la foule se presse. Tu as l'impression de remonter le courant comme un saumon. Tu plonges dans la marée humaine, tu éprouves la sensation un peu grisante d'être seule dans la foule anonyme. Parfois, il y a tellement de monde que tu étouffes un peu, tu voudrais tracer parmi les gens. Tu bifurques par la place des Martyrs, si et seulement si tu n'as pas mis tes petits talons, ceux qui se coincent entre les pavés. Tu te diriges vers le lieu de travail de ton n'amoureux; en passant, tu achètes une bédé, un bouquin, un cédé, peut-être un T-shirt si tu es en fonds. Tranquille. Depuis quelques années, tu ne connais plus cette sensation d'être broyée par la société de consommation.

Tu gagnes même suffisamment d'argent pour te payer des concerts Laïve Nècheun. Ca te dégoûte un peu d'enrichir cette entreprise qu'on dit proche de George fils de George, mais voir tes groupes préférés est à ce prix. Tu passes un excellent moment, tu rentres fatiguée mais contente, la voix plus basse d'une tierce majeure et les oreilles qui sifflent.

Un jeudi, tu apprends qu'un gars de ta connaissance, qui enseigne la formation musicale, vient de se faire virer. Il travaille au même endroit et il a le même job qu'une copine à toi. Merde, elle s'est pas virer elle non plus, quand même? L'info fait son chemin, on apprend qu'ils ont été repris jusque fin juin. Un peu de répit, mais que va-t-il advenir ensuite?

Le soir même, tu vas à un concert. Pas un concert Laïve Nècheun, pour une fois. Tu ne connais pas ce type qui va jouer, là, Jeffrey Lewis. Tu as pourtant déjà vu son nom quelque part, accolé à une épithète pompeuse («Jeffrey Lewis, le pape de l'antifolk »), mais tu ne t'en souviens pas. Il a récemment publié un album de reprises du groupe punk Crass. Tu ne connais pas non plus. Il entame son set avec ses trois musiciens. Tu ne distingues évidemment pas les reprises des compositions personnelles. Mais, avec leurs petits moyens, leur petit clavier, leur vieille guitare, Jeffrey Lewis and the Jitters t'attrapent par l'oreille. Même ton n'amoureux trouvé ça pas mal, parce que le batteur essayait de varier son jeu; tu as toi-même remarqué qu'il employait une fois des baguettes, une fois des mailloches – et puis surtout il avait l'air dedans. A un moment, Jeffrey chante a cappella une chanson qu'il a illustrée par des dessins, qu'il projette par diapositives, et tout le monde rigole. Alors, qu'importe que la tête de la claviériste te rappelle celle d'une ancienne prof de néerlandais. Tu es bien contente d'avoir fait une découverte.

Ca pourrait s'arrêter là.

Mais ça te trotte dans la tête. Ton correspondant breton t'a dit que l'album était vraiment bon, et qu'il était déçu que tu ne le connaisses pas. Non mais de quoi j'me mêle. Quoique...

Alors, samedi dernier, avant d'entamer ta visite distrayante des magasins de nippes, tu rentres à la Médiathèque, que tu fréquentes d'habitude assidûment, sauf que, ces dernières semaines, t'étais prise par autre chose. Tu tapes Jeffrey Lewis dans la base de données. Tu trouves 12 Crass Songs dans le rayon. Tu le ramènes à la maison.

Et, insidieusement, la musique et les paroles se fraient un chemin dans ton temps de cerveau qui, par chance, n'est pas encore occupé par Coca-Cola.

Oh yeah? Oh yeah? Well I've got it all up here, see?
Oh yeah? Oh yeah? When they think they've got it all out there, see?
They can fuck off, cos they ain't got me, they can't buy my dignity,
Oh yeah? Oh yeah? Let me tell you, I've got it all up here?

Tried to get me in the supermarket store,
Bought what I wanted, then they said "buy more."
Mountains of crap that nobody really needs,
Gaily coloured wrappers to suit assorted greeds.
They've got the lot, that's what they want you to think,
Read between the lines, you'll see the missing link.
Buy this product, pay for the crap,
Quarter for the product, three quarters for the wrap.
Be a happy family, like the people on the pack,
Pay up to the profit, and you'll never look back.

Tiens, toi aussi, prends-toi ça dans la gueule.


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29-04-2008, 10:50:11 Wini
crass   folk   jeffrey lewis   punk   Musique
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23-04-2008

Agathe Zeblouse

Putin, les aminches, ne devenez pas prof de musique... Plusieurs anciens camarades de classe à moi, qui donnaient cours de solfège depuis parfois plusieurs années, viennent presque de se faire virer. Décision de la Communauté Française. Finalement, ils peuvent rester jusqu'au 30 juin, mais après, c'est "tire ton plan".

Le premier qui me lâche que "ben oui, c'est ça la vie d'artiste", je te jure qu'il va se ramasser l'engueulade du siècle et qu'il en pleurera sa mère jusqu'à la septième génération.

Mon cul, la vie d'artiste. Sutout quand tu approches la trentaine, avec un prêt hypothécaire et parfois un gosse sur les bras.

.......................................

Putain, mais c'est quoi le dernier Portishead? Les deux extraits que j'ai entendus jusqu'ici sont encore plus pourris que les 3 betteraves rouges que j'avais malencontreusement oubliées dans un Tupperwère aux alentours de Pâques (et que mon Ghislain a exhumées du fond du frigo il y a deux jours, et sans combinaison antibactériologique, encore bien)...

Allez, pour se remonter le moral, un petit extrait de Dummy...

free music

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23-04-2008, 23:46:08 Wini
cafard   Humeurs
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20-04-2008

Soko à l'AB le 17/4 (I'll Kill Her!!!)

Attention! Ceci est un poste à faible teneur en Jeffrey Lewis et en Adam Green (qui seront chroniqués plus tard) mais à haute teneur en acrimonie. Mais, je n'y peux rien, il y a des cas où c'est mon devoir de citoyenne de mettre le consommateur en garde.

Je rappelle: nous sommes jeudi soir, et je zappe direct au moment où Soko entre en scène. D'emblée, elle flingue son set en entonnant directement « I'll Kill Her » au ukulélé: 1) le ukulélé JE NE SUPPORTE PLUS, marre, trop entendu, on a inventé des guitares à 6 cordes avec des grosses caisses de résonnance, ça a fait ses preuves, c'est quand même pas pour les génitoires de Benoît XVI non plus; 2) quand on est connu du « grand » public pour une seule chanson, c'est dangereux de commencer un concert par celle-là, les gens qui ne sont pas ultra-fans risquent de se barrer après. Moi, je suis une fille bien élevée, alors je suis restée.

C'était franchement pas obligatoire.

Précisons: je suis restée aussi parce que je suis respectueuse des artistes, que j'essaie d'avoir l'esprit ouvert, et que je préfère dans la mesure du possible écouter avant de critiquer (et Dieu sait que ce n'est pas toujours facile, surtout quand il s'agit de Cali, mais ça c'est une autre histoire).

En bien, avec mon sens de la nuance, je peux vous le dire: Soko sur scène, c'est n'importe quoi.

Au début, c'était charmant. Vraiment. Juste avant de commencer, elle nous confie (en anglais) qu'elle est très nerveuse à l'idée de passer après Jeffrey Lewis, et étant donné le concert qu'ils viennent de livrer (et que je chroniquerai plus tard), on peut la comprendre. Et puis, toute seule sur scène, avec son gros gilet, son visage tout rond et sa voix cassée, elle est décidément très mignonne. En plein milieu de « Aïe killeur », au moment où elle dit que « your friends would have liked me 'cause... », elle prend une mine tellement boudeuse avant de poursuivre avec « ...sometimes I'm funny » que le public éclate de rire. Ca la déstabilise: « You were not supposed to laugh! » dit-elle, en riant également. Elle tente de se reprendre pour le reste de la chanson, qu'elle réussit à achever, ouf. Jusque là, OK, Soko, je veux bien aller dans ta poche, même si la laine ça gratte c'est pas très grave.

Elle fait ensuite monter sur scène son musicien, un grand échalas nommé Jimmy (si je me souviens bien); elle dit (toujours en anglais) que c'est leur deuxième concert ensemble. On est à la deuxième chanson, et c'est là que ça commence à merder.

Attention! Au début, on ne s'en rend pas compte. On se dit que le concert va trouver son rythme de croisière. Mais non. Le fait est que Soko et Jimmy passent chacun d'un instrument à l'autre: un tour à la batterie, un tour à la guitare, un tour au synthé... mais ni l'un ni l'autre ne semble maîtriser aucun de ces instruments (bon, Jimmy a quand même l'air un peu guitariste à la base, rétablissons la vérité). Effet collatéral: ce faisant, ils perdent du temps dans leurs déplacements; enfin, quand je dis ils, c'est surtout elle. Elle bafouille (« Jimmy ready? Er... Soko not ready... » « Eeer... that's gonna be super-punk, this is a song about... eeer... »), elle teste, elle gratouille, elle minaude; il ne manquerait plus qu'elle trébuche sur un câble, ce serait la totale. Bon, je ne m'attendais pas à une armada de roadies pour lui apporter ses instruments, mais... Bon... Ca et ses paroles naïves, que j'imagine jetées sur un carnet, sans brouillon, probablement pour ne pas brider la spontanéité (ne viens pas me dire qu'elle a passé trois mois à rédiger les paroles de « I Think I'm Pregnant »...)... Ca et ses chansons à deux accords, pas plus (probablement que PJ Harvey le fait aussi, mais Patrick Sébastien aussi te ferais-je remarquer)... Ca et la gamine qu'elle présente comme sa « new sister », qui grimpe sur scène et à qui elle demande de rester pour faire meow sur une chanson qui s'appelle, je crois, « Baby Cat » (elle doit avoir, quoi, 6 ans maximum, la gamine, il est plus de 21h30, elle devrait pas être au lit?) Ca et le fait que, même si elle est française, elle ne s'exprimera en français que pour dire « merde » parce qu'elle a loupé quelque chose (ok, il y a beaucoup de néerlandophones dans la salle et peut-être qu'elle ne veut froisser aucune sensibilité communautaire, mais quand même, même Björk à Werchter elle sait dire « merci » ET « dank u wel »)... Ca et le fait qu'un moment elle oublie carrément ses paroles (pourquoi elle ne prend pas un pupitre, Michael Stipe le faisait bien aux alentours de la sortie de Monster, mais bon, à ce moment-là il n'avait qu'une dizaine d'albums à son compteur, une paille quoi)... Point par point, ça ne me poserait pas de problème, mais tout ça cumulé... Non, elle se rend pas compte qu'elle est dans la cour des grands, maintenant, et qu'on ne joue pas à l'AB comme à l'Atel'yé à Waremme. Quoique... Même là-bas je crois qu'on oserait pas faire preuve d'autant d'amateurisme et – surtout – de je-m'en-foutisme.(Parenthèse: Frédéric Petitjean, si tu lis ceci, je t'en prie ne le prends pas mal, j'ai du respect pour ton travail, crois-moi.)

De temps en temps, je jette un coup d'oeil à Ghislain. Mon Dieu, quand je pense que j'aurais pu le laisser tranquille à la maison à écouter du Alfven... Bon, il sourit, mais ça ne veut certainement pas dire qu'il apprécie. Après la soirée, il me dira que c'était franchement pas terrible, et que « le mec sur scène, là, on dirait que c'est juste son copain du moment, elle l'a pris avec elle et voilà »... Moi je crois que des filles comme ça il y en a plein les Conservatoires, elles sont un peu actrices, un peu chanteuses, un peu dessinatrices-peintres-plasticiennes, elles ont une frange, un pantalon de chez Poncho et elles sont pas conformistes, tu vois. Bref si on est gentil, on dit que c'est des artistes, et si on est méchant, on dit que c'est des artistes aussi, mais en levant les yeux au ciel – si tu vois ce que je veux dire.

Et toi qui as acheté des places pour son concert aux Nuits Bota, tu cherches à comprendre, ça sert à rien tu pers ton temps, elle était belle et tendre, tu l'aimais dans son vieux pull-over blanc?

Eh bien mon vieux sache que je suis sincèrement désolée pour toi.

soko

(Moi je ne peux pas l'encadrer.)

Bon, rendez-vous bientôt pour la suite, et un tout petit peu plus de goude vaïbrécheunz mais pas tellement. En attendant, je vais prendre un Rennie...


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20-04-2008, 19:21:32 Wini
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18-04-2008

Adam Green / Soko / Jeffrey Lewis, AB, 17/04/08

 

Mais qu'est-ce qui m'a pris?

Voilà la question qui me taraude depuis hier soir...

Oh, je sais. A la base, j'y allais pour voir Adam Green, parce que j'avais bien aimé Jacket Full Of Dangers (même si ça fait plus d'un an que j'en ai paumé la cassette. Ne me demandez pas pourquoi je n'ai pas le cédé, c'est compliqué). Soko? Rinafout'! « I'll Kill her »? Cette soute me brouille les quilles (contrepéterie alambiquée mais peu adaptée à ma condition féminine, je le concède). Jeffrey Lewis & the Jitters? Connépas, mais sur le site de l'AB ils avaient l'air de dire que c'était vachement super, trop de la balle, allez venez, c'est pas de la blague, c'est vraiment bien, déconnez pas les gars.

Comment tu dis? « Mais zenfin ma chérie tout ça c'est de l'antifolk! » Rhan oué c'est bien possible.

Mais revenons au concert.

Comment j'ai réussi à embarquer Ghislain dans l'affaire? Heum, à dire vrai, je ne lui ai pas laissé le choix (« J'ai deux places, et personne pour m'accompagner, allez on y va ensemble, zou. ») Faut savoir que, si, a priori, j'ai peu d'attirance pour la guitare en bois avec des cordes en métal, Ghislain, lui, y est carrément allergique. Il a les orteils qui crollent dès qu'on lui passe du Dylan (c'est dommage, parce qu'un de ses jeunes collègues, dans un élan de conformisme qu'on ne rencontre que chez les apprentis guitaristes de 19 ans et chez Philou Manoeuvre, tient le Zimmermann pour un pur génie), alors, tu penses, de l'antifolk, c'est carrément la crise d'urticaire assurée. Mais bon, qu'est-ce qu'on ne ferait pour les yeux de sa belle, hein...

Donc, nous arrivons vers 19h30. Le bar de l'AB est quasiment déserté, ça change. Les quelques personnes présentes sont en train d'écouter Turner Cody, qui a pour tâche d'ouvrir le bal. Il est seul sur scène avec sa guitare, étonnant non? Petites chansons folk avec des accents country, étonnant aussi, hein? Il est presque à la fin de son set; une dernière gorgée de bière (« Man, beer is the sponsor of my life »), et il conclut avec « Don't Let Me Drown ». Je comprends un peu les paroles, c'est un avantage, car musicalement la profane que je suis trouve qu'elle a déjà entendu ça mille fois... Mais bon, sans doute que tout ça s'inscrit dans une tradition – comme le blues, il y a encore des gens aujourd'hui pour le chanter comme au début du siècle sans qu'on puisse les considérer comme rétrogrades pour autant... J'avoue mon incompétence, voilà. "Don't Let Me Drown", j'ai juste trouvé ça touchant, ça au moins je peux le dire.

Bon, je vous laisse, parce que j'ai pas que ça à fout' aujourd'hui... Je reprendrai probablement dimanche, si tout va bien.

En attendant, écoutez voir:

Turner Cody 

Jeffrey Lewis (parce que c'était bien, comme vous l'apprendrez au prochain épisode...)


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18-04-2008, 11:58:19 Wini
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16-04-2008

Interlude

On le savait déjà, mais maintenant c'est confirmé par un sondage à la con...

(Perso, je recommande une petite tisane de tilleul pour accompagner.)


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16-04-2008, 10:29:46 Wini
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15-04-2008

Une bande de mecs sympas: Modeselektor

 

Rien de très nouveau du côté musical, ces derniers temps.

Ah si, vendredi, le Modeselektor que j'avais commandé à Ghislain est arrivé: Happy Birthday (sorti en septembre passé, mais tu me connais, je ne suis pas une rapide).

Deux observations:

1) La pochette est absolument hideuse.

Jugez plutôt:

modeselektor

 

 

 

 

C'est pas beau, hein?

2) La fantabulosité de la musique est inversément proportionnelle à la hideur de la pochette.

(Edit: mais nooon, enfin, elle y est proportionnelle, et pas inversément... Pfff. Si mes anciens profs de français voyaient ça...)

Ce qui force l'admiration, chez les Modeselektor, c'est leur côté Midas. Pas les pros du pot, hein (quoique), le type de la Graisse En Tics qui tranformait tout ce qu'il touchait en or. Prends les odieux TTC, tiens. Fais-leur rapper un truc bien gras que même Gainsbourg il aurait eu honte de s'y abaisser (« Les filles moui*llent, j'ouvre la mer comme Moïse » – arrêtons-nous un instant, reconnaissons que c'est presque aussi fin que « Les Filles de Camaret », et rendons grâce à Teki Latex, le rappeur qui nous rappelle que nous avons un nombre non négligeable de gènes en commun avec le porc piétrain). Confie ce truc aux Modeselektor. Ensuite fais écouter le résultat au paraplégique de Lourdes (oui, celui qui en est revenu avec des pneus neufs), et observe.

2 minutes plus tard, le paraplégique danse le moonwalk, et toi-même tu sens que tu ne pourras plus résister très longtemps.

Ca m'arrache la jeule de le dire, mais les Modeselektor réussissent à me faire apprécier TTC.

(Bâtards, va.)

Dire que, pendant ce temps-là, Yelle se fait remixer façon tektonik®. Ca fait presque pitié.

Tente aussi l'expérience suivante. Prends le truc techno-euro-dance allemand le plus pourri de la décennie 90. Le choix est dur (tu écoutes « Le bon disque du jour » tous les matins sur PureFm, où Sébastien Ministru te fait profiter avec une régularité confondante de sa connaissance encyclopédique en la matière), mais tu as fini par trouver: il s'agit de Scooter, avec « Hyper Hyper ». Tu prends les gants qui te servaient pour tes PL chimie, tu te saisis de l'objet et tu le confies illico aux Modeselektor. Ensuite, tu choisis un autre truc qui fouette du bec mais légèrement moins, genre « Everybody's Free » de Rozalla, et tu le fourres sous le nez de Bob Sinclar. Tu compare ensuite les résultats.

Eh bien, les Allemands ont pris leur pied en faisant de ce machin une chouette parodie sur laquelle tu n'auras même pas honte de remuer tes fesses, alors que Bob Sinclar a fait du sien un truc bien racoleur, tout décidé qu'il est à exploiter jusqu'au fond du larfeuille le maigre pouvoir d'achat de cette frange de la plèbe qui ne connaît de la musique que ce qui passe dans le top 10 de Radjo Kontak' Basse Sambre (et qui de toutes façons s'en foutent, puisque leur pote Dyllann peut le leur télécharger illégalement pour keudalle, kest'tu crois Bob, j'ai besoin de fric pour me payer le caisson de basses que je vais faire placer le mois prochain dans ma Clio, déjà que toute ma paye du dernier mois est passée dans mes enjoliveurs chromés...)

Ah, on me souffle à l'oreillette que Bob (de son vrai nom Christophe Le Friant, il est bon de le rappeler) est en train de préparer un remix trance des « Sardines » de Patrick Sébastien pour l'été prochain. Il n'y a décidément pas de petits profits. (Hé, qu'est-ce que tu fais avec ce bouquet de persil, repose ça tout de suite, c'était une BLAGUE.)

Pour en revenir aux Modeselektor, c'est simple, ils sont tellement bons que Thom Yorke les a appelés pour collaborer avec eux.

Attends, THOM YORKE, quoi.

L'écorché vif en chef des Têtes de Radio.

(Oui, le gars qui couine, c'est ça.)

Eh bien, le résultat est proche du sublime. Je jure sur la tête de ma mère que je ne penserai plus « Valses de Vienne » la prochaine fois que j'entendrai dans le même phrase les mots « german » et « electro » (oui, je sais, Vienne c'est en Autriche, mais c'est pas grave).

Un petit test consommateurs avant de partir?

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15-04-2008, 12:25:14 Wini
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12-04-2008

De salle en salle... : Vantage Point

vantage_point

Vantage Point, ou 89 minutes de propagande américaine ultra-efficaces menées pied au plancher.

Voilà.

Tu peux poursuivre ta lecture, mais je te préviens, ça ne t'apprendra rien de plus.

Jeudi, Ghislain et moi avons décidé d'un commun accord d'aller au cinéma. Arrivés à l'UGéCé de Brouckère, on avait le choix entre ça et There Will Be Blood. Comme je me sentais un peu fatiguée (enfin, je veux dire, encore un peu plus que d'habitude), et que j'avais entendu dire que le dernier Paul Thomas Anderson était magnifique mais un peu contemplatif, j'ai fait pencher la balance pour Vantage Point. D'autant plus que celui-ci présentait comme plus-produit l'épinglage à son générique du très yum yum Matthew Fox (mais si, tu connais, c'est lui qui fait le docteur dans Lost. Comment ça, « Je ne vois pas ce qu'on lui trouve »? Rhan mais moi je vois très bien, crois-moi).

Comme l'intrigue tient en moins de mots que « Love Me Do » des Beatles, voici une séance de rattrapage pour ceux qui ne révèrent pas le Grand Gourou Hugues Dayez:

Un sommet international contre le terrorisme va débuter à Salamanque. Lors de la séance inaugurale, le président des Etats-Unis, avant même d'avoir entamé son discours, se fait abattre; peu après, une bombe explose. Dès lors, le film adopte différents points de vue afin de reconstituer les tenants et les aboutissants de cet ignnnnnnoble attentat. La bonne trouvaille, c'est que, pour ce faire, il procède par flaches-baques, en reprenant toujours à la même heure.

Aloreuh, voualà ce que j'en ai retenu:

- Cette construction par flaches-baques est diablement efficace: ainsi les indices sont distillés au compte-gouttes, et tu restes scotché à ton siège jusqu'à la révélation suivante. Rien à dire, pour ça, les Ricains, c'est les plus forts du monde (même si le réalisateur est irlandais). Essaie d'imaginer Bienvenue chez les Ch'tis en construction flachebaquesque. Ce n'est tout simplement PAS possible.

- Problème: à chaque flache-baque, je me marrais toute seule comme une conne, parce que Ghislain me sifflotait à l'oreille:

free music

(Crois-moi, y'a des jours où avoir un brin de culture cinématographique peut nuire dangereusement à ta crédibilité. Allez debout, y'en a marre les mottes...)

- Je me dois d'avertir les yeux et les oreilles sensibles: la musique extra-diégétique est omniprésente, elle va vite et fort, bref pendant 89 minutes tu te retrouves à la Doudingue en pleine démonstration de Tektonik. En plus, tout ça est monté très cut (j'adore ce genre d'expression, ça ne veut rien dire et ça fait croire que je m'y connais): résultat, ça fait encore plus mal aux yeux que de fixer une tenue de Yelle pendant 3 minutes. Porteurs de lentilles, n'oubliez pas vos gouttes.

- Tu penses bien que, depuis l'invasion de l'Irak, s'il y a président américain dans le scénario, il y a forcément manifestation anti-américaine. Eh bien, je peux te dire que leurs pancartes sont très chic, on dirait qu'elles ont été designées par Geneviève Gauckler, j'adore, je veux la même pour décorer mon salon.

- Si tu es terroriste, tu as besoin 1) d'un gsm dernier cri grâce auquel tu piloteras à distance les différents éléments de ton plan machiavélique (oui, dans les films américains, ils ne peuvent pas se contenter de faire exploser une bombe à clous, c'est trop cheap); 2) d'un total manque de conscience (tu es un vilain terroriste et donc un salaud sans coeur prêt à tout pour arriver à ses fins); 3) d'une tête d'arabe et d'un accent français (comme ça on sait tout de suite que tu es vraiment mauvais); 4) de complices bien placés (mais je ne vais pas en dire plus, sinon que c'est le juge l'assassin).

- BONUS, les filles! (Et peut-être même certains gars aussi, hein...) Si Matthew Fox vous laisse de marbre (ben oui, c'est vrai qu'il a un spectre émotionnel à peu près équivalent à celui d'un fishstick Iglo, même moi je suis bien obligée de le reconnaître), sachez qu'Eduardo Noriega est aussi de la partie. Eduardo, c'est le bel espingouin qui jouait notamment dans « Abre los ojos » d'Amenabar (un film intelligent et donc chaudement recommandé, même pour les garçons puisqu'on y voit quelques secondes de Penelope Cruz taupe less – et ça, ça en vaut la peine, les mecs!) Même si Eduardo porte la barbe pour l'occasion, il reste quand même très yum yum – même si, du coup, il fait un peu moins latin lover (et un peu plus Dave Grohl).

- Le vénérable Dennis Quaid est capable de se sortir d'une méga-course-poursuite suivie d'un giga-carambolage complètement indemne (enfin, avec une petite égratignure sur la joue quand même, faut rester réaliste). Tout ça au volant d'une Polo (ou modèle avoisinant). Ca c'est la classe. En Belgiquie, quand on veut faire pareil, ça donne ça:

C'est nettement moins chic.
.............................................................

"Oui mais, m'fèye, ça ne me dit pas si je peux aller le voir ou pas..."

Eh bien oui, on peut aller le voir, car c'est un divertissement de très bonne tenue. Mais rien de plus. Alors, n'oubliez pas de reprendre votre sens critique en quittant la salle, ça peut toujours servir.


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12-04-2008, 17:12:25 Wini
vantage point   Cinéma
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10-04-2008

Requêtes Gogueûles

Ca y est, les aminches, depuis que j'ai la bloguite expresse je sais quelles sont les çonneries que les gens tapent dans Gogueûle et qui les font débarquer chez moi...

« recuperer un cheval d'abattoir »

Alors, de deux choses l'une:

 - soit il s'agit de sauver un cheval de l'abattoir, et là il faut te grouiller (je crois bien qu'une fois qu'une bête entre dans les locaux de stabulation d'un abattoir, elle ne peut en sortir que sous forme de barbaque). Adresse-toi à Animaux en Péril, ils sont plus compétents que moi;

 - soit il s'agit de récupérer un cheval qui s'est enfui d'un abattoir, et là je me demande comment tu as fait ton compte, parce que, si l'abattoir est aux normes, il doit prévoir tout plein de dispositifs de contention qui empêchent la pauvre bête de se barrer.

(Pfff. Vivement le jour où je deviendrai végétarée...)

« un jour je courirai moins »: ami de la langue française, tu n'es plus seul. Sors de ton trou, nous sommes peut-être faits pour nous entendre.

« voix française de petit vampire + michel + marguerite »: je rappelle que je fais très bien la voix de Marguerite-le-monstre-coprophage, mais Ghislain m'a confié récemment que ça lui faisait un peu peur.

« 95c blonde »: tu sais, 95c, ce n'est pas si impressionnant que ça en fin de compte. Cherche plutôt à « Russ Meyer girls », là tu pourras dire que les deux font la paire.

« voir les kills »: tiens, à ce propos, il paraît que Jamie Hotel va se marier avec Kate Moss. Moi je dis: attention, Jamie, as-tu pensé à vérifier la date limite de fraîcheur avant?

« qui joue bric le bricoleur dans plop »: c'te question. C'est Robert Hue, évidemment.

Zo ga de kabouterdans...
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10-04-2008, 12:57:02 Wini
requetes gogueule   Quotidien
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08-04-2008

Miscellanées

   En rotation lourde dans mon lecteur cédé...

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  1. The Von Bondies, « Pale Bride »

Respect à Jason Stollsteimer, qui mérite d'être connu pour autre chose que pour s'être fait péter la jeule par Jack White. Alors que Jack s'embourbe dans les trompettes mariarchi et le marimba, Jason continue à faire de la musique avec des cordophones et des membranophones branchés sur des amplificateurs qui vont fort. Et puis, aucune chance d'entendre un jour « Pale Bride » entonné par un supporter de foot. Rien que pour ça, je t'aime, Jason.

  1. The Germans, « Bones »

Rien d'exceptionnel, rien qu'un truc de type slow, entendu, réentendu, usé jusqu'à la corde... Je comprends même pas les paroles... Et pourtant, depuis le concert des Kills, can't get it off of my head (comme le chantait il y a quelques années une certaine polly pocket australienne) .

En bonus, « Waiting for the band », nettement plus représentatif du style du groupe. Tu peux y aller, c'est de la bonne came.

  1. Stereo Total, « Complex mit dem Se*x »

Avertissement: une simple écoute de ce titre peut vous amener à le siffloter tout haut n'importe quand, n'importe où, même sur le parking du Brico. On ne rigole pas, ça m'est arrivé pas plus tard que vendredi. Heureusement, même si la pop de Stereo Total possède un côté Miss Bricola qui n'échappera à personne, aucun vrai bricoleur digne de ce nom ne connaît ou ne comprend les paroles de « Complex mit dem Se*x ». Heureusement, sinon j'aurais eu l'air fin.

En bonus: « Lolita fantôme », une petite merveille, et je prends ma petite balance et mes petits contrepoids pour peser mes mots.

  1. Hard-Fi, « Toxic »

Ou « Richard mixe Brittné et Vince Taylor sauce Clash ». Le premier peine-à-jou*ir qui me dit que Richard peine à arriver à la cheville de son modèle Joe Strummer, je lui tire la jeule jusqu'à ce qu'il me tombe un oeil (même si je ne peux pas vraiment lui donner tort). Moi je dis que Richard écrase d'un coup de Converse la pénible version de Jules « Manoeuvre m'aime bien pasque je suis un brelandeur » de la Nouvelle Star (oué, j'ai regardé la dernière fois, toi pas peut-être).


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08-04-2008, 14:54:58 Wini
hard-fi   pop   rock   stereo total   the germans   von bondies   Musique
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06-04-2008

Winipedia: Hard-Fi III (The West is the Best)

Attention, parental advisory, pericoloso sporgersi etc.: ce poste vole à une altitude que les manuels de géographie attribuent généralement aux polders. Je vous ai habitués à mieux, je sais. Vous pouvez toujours aller voir là en attendant le prochain épisode, si le coeur vous en dit.

Bon, la dernière fois que j'ai causé Hard-Fi, c'était pour dire que leurs paroles ne cassaient pas trois pattes à un canard (tant mieux, j'aime pas qu'on fasse mal à ces pauvres bêtes).Bon, rien de tel qu'une petite analyse textuelle pour confirmer mes propos.

Tiens, par exemple, ces quelques vers traduits extraits de « Gotta Reason ».

« Hung around here long enough / Seen the smooth, but only caught the rough / I've got no reason. »

Bon, j'introduis ça dans le traducteur Gogueûle, ce qui nous donne: « Y'a vraiment que des boudins par ici, dire que pendant ce temps-là cette raclure de Pete Doherty se tape Kate Moss, ça me dégoûte ». Oui, la traduction Gogueûle est toujours un peu approximative. Bah, tant qu'à faire, autant que ce soit moi qui continue.

« Disco on the radio / I ain't got no place to go / I got no reason. »

Là, pas besoin de savoir lire Shakespeare dans le texte pour comprendre que sur Radjo Kontak' Staines il ne passent que MPokora et 2Fabiola, et que Richard, coincé dans son appart' pourrave, se fait ch*** comme un ragondin mort devant une émission d'Edmond Blattchen. Jusqu'ici, rien de très joyeux, et Richard songe sérieusement à acquérir une recharge de gaz à briquets chez le Paki du coin, quand, hop, tout à coup il se souvient:

« But wait, see the new girl in town / Maybe I can show you round... »

Traduction: « Tedjeû, j'oubliais, y'a une top-biche qui vient de débarquer, je vais emprunter la Polo tunée à Liam pour l'emmener faire un tour, ça peut le faire. » Et le bougre d'enchaîner immédiatement:

« Oh baby, let's generate some heat... »

Parenthèse. Mettons-nous d'accord: si je ne partageais pas la vie de Ghislain, qui est un garçon charmant, intelligent, cultivé et par-dessus tout en train de lire par-dessus mon épaule, je n'hésiterais pas une seconde à générer un peu de chaleur avec Richard – bien que je trouve ça quand même un peu cash comme approche. Mais bon, Richard c'est Richard hein, avec des yeux pareils, il peut se permettre de brûler allègrement les étapes, pas besoin d'emmener Madeleine manger une frite chez Eugène avant d'aller au cinéma. 

« Hey hey baby you knock me out / make me want to scream and shout / I've got a reason. »

Traduction: shebam, pow, plop, wizzzzzz, ça distribue les swings et les uppercuts dans le sl*ip à Richard la jeune fille ressemble à Scarlett Johansson et Richard est heureux.

« You can make it all worth while / I like your face girl I like your style / You've gotta reason. »

Traduction: Richard a quand même un minimum d'éducation, ce qui l'empêche de balancer direct à la demoiselle: « Tedjeû, Cindy, t'es mégabonne, j'te mettrais bien aut'chose que ton âge. »

« Yeah you look so good / I wanna eat you up like food... »

Traduction: « Cindy, je veux te bouffer comme si t'étais un Numéro Trois Burger de chez Couic ». (Et là, moi je réponds: « Oooh Richard, now we're talking ».)

« Got to get my hair just right / Gonna make my move tonight / I've gotta reason. »

Alors, là, Richard, je me permets un conseil: pour te coiffer, évite la cire Frühktis, ça pue l'ananas que c'en est écoeurant, et pas au sens québecois du terme, permets-moi de te le dire.

Et en plus ça colle.

Allez, pour vous remercier d'être restés jusqu'au bout, voilà une petite vidéo avec la chanson susnommée.

(Richard, tu va me les montrer tes yeux, coyote!) 

Allez, là-dessus, je m'en vais écouter « Sans toi ma mie » de Salvatore Adamo, ça me remettra les idées en place.

(PS: ça se voit tant que ça, que je n'ai pas fait mes études à la Vierge Fidèle?)


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06-04-2008, 16:58:05 Wini
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04-04-2008

Help.

Les aminches, j'ai besoin de vous.

Hier, Ghislain et moi avons dû garder notre petit neveu de quatre ans et demi (surnommé « Attila Lehain » par mes soins, mais ça c'est uniquement parce que je suis une pisse-vinaigre par essence d'une part, et que j'adore Soeur Marie-Thérèse des Batignolles d'autre part). On a essayé de l'occuper, et, parmi mes tentatives d'occupation figurait la lecture du premier volume de Petit Vampire (Petit Vampire va à l'école), par Joann Sfar. (Si tu ne sais pas qui est Joann Sfar, c'est sans doute parce que tu es arrivé par hasard sur ce blog. Comment tu y es arrivé, je n'en sais rien, mais comme je suis une pédagogue dans l'âme je te redirige illico ici afin que tu complètes ta culture. Allez, va. Tu me remercieras plus tard.)

Petit Vampire, c'est une série qui déchire grave. C'est l'histoire d'un petit vampire qui est tout seul, et qui voudrait bien se faire des copains.

Jusque là, ça va? On suit toujours?

Enfin, Petit Vampire n'est pas vraiment seul. Il a un papa, qui est le Capitaine des Morts, et je peux te dire qu'être Capitaine des Morts ça en jette carrément plus que d'être fonctionnaire au Ministère de l'Equipement et des Transports. Il a aussi une maman, Pandora, une femme magnifique et surnaturelle, qui a des yeux immensément bleus et une paire de pare-chocs rudement impressionnante. Il a un chien, Fantomate, une espèce de bull-dog mal embouché,tout rouge et très moche. Et puis il a des copains, mais ses copains, ce sont des monstres, ils sont très sympas, certes, mais intellectuellement ils sont un peu limités. Parmi ces monstres, il y a notamment Marguerite; la particularité de Marguerite, c'est qu'il est coprophage, mais moi je te fiche mon billet qu'il changerait de régime si seulement il connaissait le MacDo.

M'enfin toujours z'est-il que Petit Vampire s'ennuie comme un rat dans une cage sans roue pour tourner dedans, d'autant plus que – tu t'en doutes peut-être – comme il est un vampire, il a pas le droit d'avoir Belgacon Tivi ou une Pléstécheune 3. Rhan, oué, c'est trop injuste, je sais, mais comme il n'existe pas de Ligue des Droits des Petits Vampires, il n'a pas beaucoup de recours. Alors (tiens-toi bien, parce que là on bascule vraiment dans la quatrième dimension), Petit Vampire il a envie d'aller à l'école. Bon, pas pour apprendre à calculer ou à lire (ça il sait déjà faire, puisqu'il ne fréquente pas l'Enseignement de la Communauté Française), mais pour se faire des copains. Et, par une suite de péripéties fantabuleuses, Petit Vampire entre en contact avec Michel, un petit garçon humain vêtu la plupart du temps d'un pyjama orange qui défie le daltonisme et les lois élémentaires du bon goût.

Et voualà, ensemble, Petit Vampire, Michel et ces crétins de monstres partent la nuit draguer les filles en sniffant du gaz à briquets faire des bêtises. A leur retour, ils se font réprimander par le Capitaine des Morts, qui n'a même pas besoin de se fâcher pour fiche la trouille, vu qu'il est Capitaine des Morts bord d'elle et que par conséquent il est encore plus flippant – mais pas pour les mêmes raisons – que Keith Richards dans Pirates des Caraïbes 3.

Mais tout est bien qui finit bien dans les aventures de Tintin, alors Michel et Petit Vampire réparent les bêtises jusqu'à la prochaine fois, pendant que Marguerite va faire un tour du côté de la rue du Marché aux Fromages car il vient de découvrir la pitta hawaï.

Les copains de Petit Vampire:

PetitVampireGroupe

De gauche à droite: John, Paul, George et Ringo Michel, Fantomate,Claude, Petit Vampire et Marguerite

Alors, à propos de Petit Vampire, j'avais des trucs à vous demander. Les voualà:

  1. Quand j'aurai acheté tous les volumes de cette éfoustouplante série, et que je les aurai tous lus à Attila, avec quoi vais-je bien pouvoir poursuivre? Je tiens à préciser que, lors d'une précédente séance de lecture, ce sont carrément les 6 volumes de Toto l'ornithorynque et les 5 de Genz Gys et Khan qui y sont passés, et ce en un après-midi. Et Sfar a beau être prolifique, je pense que mon neveu bouffera toujours ses histoires plus vite qu'il ne les écrit. Aidez-moi, parce que je sais pâââs inventer des histoires toutes seule. *Bouhou*

  2. C'est quoi un ḥemzalleh? Sfar dit que si on veut savoir ce que c'est, on n'a qu'à avoir une grand-mère comme la sienne. Résultat, j'ai pas eu l'air con du tout quand Attila m'a demandé ce que c'était. (Je le concède, j'aurais eu l'air plus con encore s'il m'avait demandé: « Ca veut dire quoi que Michel le copain à Petit Vampire il est juif? » Alors, si du même coup quelqu'un peut me conseiller un bouquin du genre La Judaïté expliquée aux gnomes de quatre ans et demi, ça m'arrangerait bien.)

  3. Quelqu'un pourrait me recommander un bon sirop pour la gorge? Parce que, à force de prendre une voix débile à chaque fois que Marguerite-le-gros-monstre-qui-pue intervenait dans l'histoire, je me suis carrément niqué les cordes vocales. Et comme Attila a adoré Marguerite sous prétexte que « Marguerite il veut offrir du caca comme cadeau à la maîtresse d'école c'est drôle hein Papa », je sens que je vais devoir recommencer d'ici peu. (Et inutile de me demander de podcaster ma splendide interprétation de Marguerite, c'est NAN).


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04-04-2008, 15:34:25 Wini
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01-04-2008

Années septante-dix, le retour: Van Halen de chacal

Et wi chers télépescateurs, voualà encore une grandiose vis des hauts datant de la sublime décennie 80. Ben oui, comme je suis en congé, je n'ai que ça à fout' (c'est pas vrai, je devrais être en train de passer l'aspirateur, rapport à ce que ma chambre ressemble pour le moment à une authentique bergerie cévenolle). Alors, vous en voulez encore de la vis des hauts traumatisante? Nan? Vous n'en voulez plus? Bah vous n'avez qu'à voir par là, vous reviendrez quand vous aurez appris ce texte par coeur, ça vous fera les pieds.

Bon, maintenant, rrrrrrrrrrrrrrrrr (ceci est un roulement de tambour, aimablement fourni par Ghislain qui a pratiqué la batterie pendant son adolescence), voici la vis des hauts qui fait le tri entre les hommes et les petits garçons, comme disent nos amis anglophones.

Réflexions:

  1. Ray Davies doit se retourner dans sa tombe.

  2. Dave Davies aussi.

  3. (Comment ça ils sont pas morts?)

  4. Bravo David Lee Roth, voualà un type qui n'a pas mal aux lombaires.

  5. Bravo David Lee Roth, voualà un dur, un vrai, un poilu, que Tonton Tapis et Saint Maclou, à côté, ils peuvent retrourner dans la cour de récré pour aller jouer aux flippos. Rhah quelle toison les amis, du haut de sa mâlitude triomphante David méprise les joies de la cire et de l'épilateur électrique, ce qui, comme chacun(e) sait, est la marque de fabrique des vrais mecs qui en ont.

  6. Conclusion provisoire: oh, David, you are such a slut.

  7. Comment ça se fait que tant d'ados cherchent à jouer de la guitare comme cette tronche de cake d'Eddie Van Halen? En tous cas, c'est pas pour emballer les nanas. Sinon ils apprendraient du Raphaël, non? J'en ai déjà rencontré, des vanhalenophiles purs et durs, ils passent leur temps à astiquer leur manche à travailler leur tapping; leur guitare c'est leur femme, et si tu leur demandes ce que c'est une fille, ils savent pas ce que c'est (ou alors ils te répondent que c'est comme une Kramer mais avec des seins).

  8. Quelqu'un a le nom du bassiste? Son futal déchire sa mère, mate un peu comme ça lui fait des fesses d'enfer. C'est beau, on aurait presque envie d'y parquer son vélo. Attation ce truc-là c'est du genre sur mesure cousu à même la peau, le type il a pas intérêt à faire un mouvement de trop ou à croiser Scarlett Johannson, sinon les coutures pètent – ce qui est bien sûr un peu triste, mais que veux-tu, si on pouvait devenir roque starre en s'habillant chez Brice, ça se saurait, non?

  9. Le type à la batterie, c'est le frère à Eddie ou je me trompe?

animal

Si toi aussi, tu souhaites te mettre à la batterie, pense d'abord à t'acheter un rasoir électrique


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01-04-2008, 18:26:27 Wini
cover   délires   the kinks   van halen   Musique
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Chanson de circonstance

Z'avez vu quel jour on est?

Oué, c'est la Saint-Hugues, bonne fête à tous les Hugues, Huguette, Hugo, mais z'aussi aux Ludovic, aux Valéry et aux Méliton (c'est fou ce qu'on trouve comme joulis prénoms sur l'internet, si j'ai un gosse un jour, je l'appelle comme ça, promis. Ghislain, te voilà prévenu).

Oué, même qu'à la radio, ils ont dû préciser que cette histoire de chèque gaz ou électricité, ce n'était pas une blague, non non.

Oué, par contre, je m'interroge: ceci en est-il un ou pas?

Avant de partir, ne cliquez pas sur le bouton « play » ci-dessous.

free music
Ah ben voilà, c'est malin, maintenant vous l'avez en tête pour toute la journée. Je vous avais bien dit de ne pas cliquer.

♪« La maman des poissons elle a l'oeil tout rond... »♪ Eh oué ça reste


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01-04-2008, 10:05:03 Wini
boby lapointe   premier avril   Quotidien
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