03/03/2008

Passons nos nerfs...

 

Ahoj, jeunes artichauts, je suis toujours un peu énervée aujourd'hui... (A celui qui vient de lancer: « La faute aux hormones? », sache que je t'ai entendu, et que je vais te demander d'aller faire un tour là-bas pour voir si j'y suis, tu reviendras quand tu seras calmé. Non mais.)

Donc, je vais un peu passer mes nerfs. Tant pas pour l'analyse textuelle de Hard-Fi que je vous ai promise il y a une semaine (je n'oublie pas...), je vais un peu casser du Cali. Ca va me faire du bien, je le sens.

(Ami internaute, sache que Cali ne m'a rien fait à moi personnellement. Seulement, comme tout le monde ou à peu près, j'ai mes goûts et mes dégoûts, et Cali fait partie de la deuxième catégorie. Mais peut-être qu'il n'en est pas de même pour toi; peut-être as-tu trouvé en Cali un artiste juste et sincère, et que ses chansons t'aident un peu à traverser cette vallée de larmes qu'est la vie. Sache que je te comprends, à défaut de t'approuver, et que je te prie de ne pas prendre personnellement ce qui va suivre: c'est juste pour me défouler.)

Aaaah, Cali. Dès que j'entends sa voix, j'ai des frissons, mais pas le genre de frissons que j'ai quand je tombe par hasard sur un film avec Hugh Jackman, plutôt le genre de frissons que j'attrape lorsque quelqu'un s'amuse à faire craquer ses doigts à côté de moi. Ou lorsqu'un gosse passe ses ongles sur un tableau noir, mmmoui, c'est ça.

A propos, vous avez entendu son dernier, « Mille coeurs au bord des lèvres », euh, non, « Mille coeurs debout »? Ca vaut la peine. Avec « Mille coeurs debout », Cali, dans un grand et généreux désir de rassembler les gens, invente littéralement le genre de l'Arcadefailleurerie; et je te fiche mon billet que tous les Enfoirés de France et de Navarre vont bientôt s'engouffrer dans cette brèche, et que nous en paierons encore les effets secondaires dans 10 ans.

Ecoutons un peu mieux l'intro. Ca vous rappelle un peu « No Cars Go », un peu « Rebellion (Lies) »? Je pense que ce n'est pas fortuit. Vous pensez aussi à « Révolte », dans l'interprétation des inusables René Binamé? Y'a de ça aussi, nous allons le voir. Certes, Cali ne poursuit pas en entonnant : « Nous sooommes les persécutés / De tous les temps et de toutes les guèèèrres... », mais son texte à lui vaut son pesant de pistaches:

Est-ce que tu vois, toi aussi, quand tu fermes les yeux, quand tu serres le poing,
Haut vers le ciel, est-ce que tu sens l’odeur délicieuse de la liberté?

Réponse: non, mais par contre je sens comme une odeur de barbecue, ça doit être les voisins qui célèbrent le retour des beaux jours. Eh, les gars, gardez-moi une merguez, j'arrive!

(Suite au prochain numéro.)

13:09 Écrit par Wini dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : qualite france, cali |  Facebook |

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