07/03/2008

Me and Mr Jones

 

Il y a des affaires à faire chez Ddou et, plus généralement, dans les magasins de la chaîne pour laquelle il travaille. Pour le moment, il y a moyen de se procurer 2 cédés de David Bowie pour 15 n'euros TTC (= « toutes taxes comprises », pas « Tekilatex Tidoberman Cuizinier », vous savez, les rappeurs français responsables de ces rimes impérissables: « Frotte ton Q à gauche / Frotte ton Q à droite / Tu frottes tellement ton Q qu'ça fait le ménage dans la boîte ». Aaaah, poésie, quand tu nous tiens, tu nous tiens bien, ah oui, ma mie, la sens-tu, ma rime riche? Mais revenons à nos Suffolk.)

Donc, promo sur les David Bowie. Certes, ils ne sont pas tous en magasin, mais, si on sait ce qu'on veut, tout s'arrange avec une petite commande. Donc, depuis samedi passé, David s'est creusé une place dans ma discothèque.

Eh bien, vous ne me croirez pas, les gars, il a fait autre chose que « Let's Dance »!

Ah ben oui, je peux le confesser, David, pour moi, s'est longtemps résumé à « Let's Dance ». La faute au clip, qui m'avait fait forte impression – faut dire que j'avais à peu près 4 ans à l'époque, et je sais pas vous, mais moi j'étais fort impressionnable à cet âge-là. David, pour moi, est longtemps resté un type un peu inquiétant, qui jouait de la guitare habillé en blanc avec des gants (!) dans une baraque où il semblait faire pétant de chaud. Oui, la vision de David, de son visage moite d'aryen frigide, gardant en toutes circonstances un flegme tout britannique (d'aucuns diraient « un balai dans l'Q », scusez le niveau, c'est le TTC qui remonte), oui, cette vision de David m'a longtemps troublée. Un seul truc m'avait plus perturbée à l'époque, c'était le clip de « Physical » d'Olivia Newton-Jones, qui mérite il est vrai un poste à lui tout seul.

Donc, Bowie, « Let's Dance ». Mets tes chaussures rouges et danse le blues (watte?) Heureusement qu'on ne passait pas autant le clip de « China Girl » à l'époque, je serais bonne pour le docteur Sigmund à l'heure qu'il est (on y voit David à oilpé renversant sa petite chinoise sur la plage; very disturbing indeed).

Alors, quand j'ai découvert, ado, que David avait eu plus de looks que Nikola Sirchis n'a eu de come-backs, ça m'a fait un choc. David en robe. David en hippie. David aves des crolles. David sans sourcils. David en combinaison lycra à paillettes. David en semelles compensées. David en SS. David en clown blanc. David en perruque Mötley Crüe dans le film Labyrinth (on ne le cite pas souvent, celui-là). David en costard-cravate. David en costume de Casimir à la fête d'anniversaire de mon neveu (cherchez l'erreur).

J'ai vite compris que David était un incontournable, mais j'ai longtemps renâclé à découvrir son oeuvre. Mais tout cela est fini! Maintenant que l'ensemble de sa discographie est disponible à prix pas cher, je ne vais pas me priver! Bon, je ne fais pas d'illusions, cette promotion précède probablement des rééditions encore plus merveilleuses, encore plus fidèles aux originaux grâce aux dernières technologies de pointe, avec des raretés à la pelle (et qui coûteront la peau des fesses et les yeux de la tête).

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Mais j'm'en contrebalance, aujourd'hui, je peux écouter autant que je veux David me dire de sa voix glacée que nous pourrions être des héros, juste pour un jour, ou que non non, pas lui, il n'a jamais perdu le contrôle.

Par contre, pour qu'il m'intime à l'oreille d'onduler à travers la foule jusqu'à un endroit vide, je pense que je suis pas tout à fait prête.

10:58 Écrit par Wini dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bowie, eighties, pop |  Facebook |

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