09/03/2008

Au rapport! Jeanne Cherhal en concert (08/03/08)

 

Tiens, hier, c'était la Journée de La Femme. Je me demande bien de laquelle. Chérie, si tu te reconnais, tu peux lever le doigt? Ben oui, un homme sur deux est une femme, et c'est tellement dingue qu'on doit nous le rappeller un jour par an. Eh, les gars, réveillez-moi quand ce sera la Journée de l'Homme. Quant à la Journée de l'Hermaphrodite, eh bien si si, ça existe; visiblement l'Organisation Internationale des Intersexuels a créé une journée de sensibilisation à l'intersexualité, mais d'ici à ce qu'on en parle au JT et plus seulement dans Bang-Bang, je crois qu'on a encore le temps. (Oui, j'écoute Bang-Bang le vendredi soir en rentrant du boulot et j'aime ça.)

La Journée de la Femme. Quelle belle invention. Pour fêter ça, Yves Rocher, qui connaît bien la Femme puisque, depuis une bonne trentaine d'années, il ravale sa façade et lui crée des gels anti-cellulite à base de chiendent et de bourse à pasteur – Yves Rocher, donc, a eu la bonne idée, hier, d'offrir à ses fidèles et moins fidèles clientes 50% de réduction sur l'ensemble de son assortiment disponible en magasin. En ce qui me concerne, je m'en tamponne le coquillard grave, j'ai été cliente d'Yves dans une autre vie, et au bout de trois mois, j'en avais marre de recevoir en récompense de ma fidélité ses cadeaux Bonux foireux (au choix: un agenda de beauté, un collier en plastique massif, un brûle-parfum ou encore un bracelet soi-disant ultra-mode dont même Victoria Beckham ne voudrait pas pour récurer ses casseroles). Mais, même si je trouve à râler contre le Journée de la Femme, je trouve encore plus lamentable qu'Yves la récupère pour essayer de refourguer ses bains-douches à la carambole ou au poivre de Sichuan.

Voilà, c'est dit.

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jeanne-cherhal-08
Personnellement, quand j'ai demandé à Ddou de nous réserver 2 places pour Jeanne Cherhal le 8 mars, je n'avais pas en tête que ce jour-là on fêtait la Femme. J'avais envie de sortir un peu, c'est tout.

Ben j'ai pas été déçue.

Sur scène, rien d'autre un piano, un tabouret, et une bouteille de Spa. Jeanne joue toute seule ce soir. Elle arrive sur scène en sautillant, et, d'emblée, met le public dans sa poche en interprétant joyeusement « Super 8 ». Elle jette régulièrement un coup d'oeil au public, avec un petit air de rongeur facétieux. Elle porte un petit marcel gris (argent?), une salopette noire près du corps, pas de soutien-gorge (j'ai l'oeil) et des talons aiguilles noirs vernis. Je m'interroge: pourra-t-elle actionner la pédale du piano avec de telles échasses? Eh bien la suite me confirmera que oui, elle le peut.

Car impossible n'est pas Cherhal. Elle confie tout de go qu'elle est contente d'être là, mais qu'elle est fortement grippée, et elle nous demande d'être indulgents. Ben si c'est comme ça quand elle est malade, qu'est-ce que ça doit être quand elle est en forme. Mazette. Elle a bien la voix un pitipeu enrouée (Jeanne, cher râle), mais elle atteint ses aigus apparemment sans forcer. Mutin de perte, quelle voix. On n'imagine pas, en la voyant si fluette, la puissance qu'elle peut dégager et l'aisance dont elle est capable. D'accord, elle ne boxe pas encore dans la catégorie Lara Fabian, mais bon, d'un autre côté, c'est pas ça qu'on est venus chercher non plus, faut pas pousser.

Oui, Jeanne sait tout faire. Elle chante bien, et en plus elle joue bien du piano (bon, elle plante une ou deux notes à côté, mais si je le signale, c'est uniquement parce que je suis une personne intrinsèquement mesquine). Et, même, elle fait les deux en même temps, et ça, c'est vraiment très fort.

En plus d'être bonne musicienne, Jeanne a de l'humour. Enormément d'humour. Entre deux chansons, elle blague avec le public; ça se voit qu'elle a du métier, qu'elle sait comment gérer le contact avec la salle. Ses chansons en elles-mêmes sont souvent amusantes, d'autant plus qu'elle y déploie tous ses talents de comédienne. Et, contrairement à une Lynda Lemay, quand elle aborde des sujets un peu plus graves, elle sait rester légère. Cerise sur le gâteau, elle nous interprète quelques reprises choisies, de Fragson aux Poppies en passant par Piaf (en rappel). Petite ombre au tableau: elle reprend aussi « Back to Black » d'Amy Winehouse, et si on prend soudainement conscience que ce titre est appelé à devenir un classique, on se rend vite compte que Jeanne a un accent frenchy à couper à la machette, et qu'il lui manque un peu d'envergure pour s' emparer totalement d'une chanson aussi casse-gueule. Rien de grave toutefois.

Au final, on n'aura pas vraiment entendu ses plus grands tubes, mais on s'en moque, on a quand même passé un moment formidable.

Dans le désordre, quelques extraits de la track-list pour ceux que ça intéresse: « Les photos de mariage », « Une tonne », « Mes problèmes de relation », « Wong », « Je suis liquide », « Quand on est très amoureux », « Ca sent le sapin », « La peau sur les os », « Douze fois par an », « Le tissu ». Plus un morceau-primeur sur Juliette Gréco et Miles Davis, et une chanson destinée uniquement au marché belge et qui commence par ces mots:

« Si tu reviens, j'annule tout... »

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Tiens, il me reste des jetons boissons de mon dernier concert à l'AB. Ah ben tiens, j'irais bien voir les Editors mardi, histoire de les écouler. (Ca tombe bien, j'ai des places.)

A bientôt pour de nouvelles aventures...

Commentaires

Euh J'ai vu Jeanne Cherhal en concert il y a quelque temps. Mouais bof... j'avais trouvé ça un peu mou du genou.

Écrit par : Bernie | 10/03/2008

D'accord, d'ici à ce qu'elle face la couverture de Roque'n'foque, il y a encore de la marge... Quoique... Maintenant que Philou est à la Nouvelle Star, on ne peut plus jurer de rien...

Ptêt qu'elle était pas grippée quand tu l'as vue, ça doit être ça.

Écrit par : Wini | 10/03/2008

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