14/03/2008

Au rapport! Les Editors en concert, la suite

 

Voilà, après une dose de David Jones et de musique pas intéressante dans la sono, la salle est plongée dans le noir... Des lumières violettes balaient la scène, et les Editors arrivent dans la pénombre et entament « Camera ».

Ah bah Tom Smith s'est enfin fait couper les cheveux, il est quand même mieux avec ses cheveux comme ça. C'est fou, de profil, en contrejour, il ressemble à Mathias Malzieu de Dionysos (en plus grand quand même). Rhalala quelle voix. Rien à faire, je suis cliente de toutes les joydivisionneries, et dans le style « J'ai oublié ma voix dans la cave », Tom se débrouille pas mal.

Ils enchaînent immédiatement avec deux chansons plus entraînantes (ne me demandez pas les titres, s'il vous plaît, je les ai pas notés et j'ai tout oubliééééé – bouhou). Tom a peut-être tout pompé à Ian Curtis pour la voix, mais, question jeu de scène, c'est probablement à Thom Yorke qu'il est redevable. C'est même par moments la déconne totale (et vas-y que je te grimpe sur le piano, pour en sauter aussitôt - « Mathias n°2 », glissé-je à Buni qui esquisse un sourire).

Mais, malgré tout, je ne rentre pas entièrement dedans. Tout cela est impeccable... trop impeccable. Le spectacle est rôdé, ils sont lancés; pour nous c'est unique, mais pour eux ça doit être la routine. Il n'y a pas de place pour l'improvisation, les chansons sont délivrées dans la version album ou à peu près. Les Editors ne communiquent pas tellement entre eux, et à peine plus avec le public. Toutes les lumières sont sur Tom, les autres sont dans l'ombre la plupart du temps. Même Chris Urbanowicz semble fort fort timide, je veux le même pour mettre dans mon salon à côté du ficus, ça ferait très joli. Quand il ne joue pas, Chris a l'air de s'emberther à fond, même qu'il se croise les bras à un moment (oui oui, Chris, on t'a vu, tu ne croyais quand même pas qu'avec autant de monde dans la salle personne ne le remarquerait). Pourtant, il devrait se mettre en avant; ce qui distingue les Editors de la concurrence, c'est avant tout ce son de guitare strident, et c'est grâce à ce son qu'un jour ils joueront dans les stades, comme ça s'est passé pour U2 avant eux. Mais Chris s'en fout, on dirait qu'il ne saisit pas bien l'importance qu'il a dans le groupe, de toutes façons c'est Tom qui se tape tout le boulot question charisme, alors à quoi bon? C'est dommage; Chris, si tu m'entends, t'as du potentiel, mortel de Berthe, allez, lâche-toi un peu, même le bassiste a plus de présence alors qu'il est de loin le moins glamour du groupe. C'est du gâchis, Chris, en plus ta nouvelle coupe style Nouvel Ordre te va très bien, fais un effort, quoi.

Question ambiance dans la salle, je suis tout devant, mais ça ne remue pas trop. Les minettes autour de moi sautillent un peu de temps en temps, pas de quoi se froisser les côtes (clin d'oeil à Ddou s'il me lit). Pas de pogo, Buni est rassurée (le jeune homme devant elle a depuis longtemps entamé sa tolérance à la promiscuité des corps – il faut dire qu'il sent assez bien la Stella n°5, avec une touche d'oignon en note de fond, et ça, ce n'est pas top pour faciliter le contact). Bon, un peu de mouvement de foule n'aurait pas fait de tort, mais il faut croire qu'on est entre gens bien élevés, tant mieux pour mes pieds.

Bon, je suis un peu déçue. Un peu comme quand on est petits, au mois de novembre, et qu'on attend avec impatience la venue de Saint-Nicolas, on y pense tout le temps, et quand le 6 décembre est là, on est tellement excités qu'on est bien sûr super contents d'avoir des cadeaux, mais ils semblent plus ternes que dans nos rêves.

Nan mais parce que je suis quand même très contente d'avoir vu les Editors, il faut pas croire. Même si c'est leur routine, ils restent très bons. Et puis ils ont même fait leur reprise de « Lullaby » des Cure (présente sur la compile des 40 ans de la Radio 1 de la BBC) – morceau qu'ils ont fait leur, et où Tom s'autorise à iancurtiser comme jamais. Donc, je suis contente. Pas heureuse, mais contente, ce qui n'est déjà pas si mal.

Quant à débourser 75 n'euros pour aller les voir à Werchter le 5 juillet, je me tâte encore.

11:16 Écrit par Wini dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : concert, editors, joydivisionneries |  Facebook |

Commentaires

C'est triste de se dire qu'un groupe comme ça va sûrement finir comme Cold Play : complaisant, inécoutable, insupportable.

Écrit par : Bernie | 16/03/2008

Alors là je dis STOP, Tom Smith aura TOUJOURS une voix moins pénible que celle du mari à Gwyneth...
Quoique... Je me souviens d'un article sur "Parachutes", où l'auteur comparait Chris Martin à Jeff Buckley. Alors je m'interroge: s'agissait-il d'un manque de clairvoyance, ou est-ce Cold Plaie qui a mal tourné?

Écrit par : Wini | 16/03/2008

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Écrit par : Arcelia | 10/07/2013

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