26/03/2008

Les Kills en concert (24/03/08): Fried my Little Cellules de Corti

 

Bon, lundi de Pâques, 18h. Maaaaaarde, je vais être en retard pour aller chercher Buni à la gare. Ah ben nan finalement, il n'y a pas un chat sur la route et je suis tout à fait dans les temps. Arrivée dans le hall central, je prépare ma petite cuillère pour ramasser ma soeur (ma mère m'a téléphoné pour me dire qu'elle est dans le trente-sixième dessous depuis ce matin), mais je constate avec soulagement que ma cadette eu le temps de se recomposer un visage dans le train. On va chercher Ghislain à son boulot, on va se manger une salade qui se la pète chez Exki, on abandonne Ghislain à son bus (hou qu'on est vilaines) et hop, direction l'Abbé.

Fidèles à nos habitudes, on se colle illico dans la salle. Constatation n°1: je suis la seule fille dans le public à ne pas porter de frange. Constatation n°2: je suis la seule fille dans le public à ne pas porter de fringues « Divided » de chez Hache et Aime. A vrai dire, mon pitit pull et mon pitit djîne Etam font de moi la fille à la fois la moins coule et la moins conformiste de la salle. (J'addooore les paradoxes. La prochaine fois que j'irai voir les Kills, je viendrai en tailleur Coco Flanel, promis.)

« Hé, t'as vu, c'est Killerpilze qui assure la première partie », me glisse Buni, décidément aussi dangereusement engagée sur la pente de l'humour foireux que son aînée. « N'importe quoi », lui réponds-je (Bob réponds-je), alors que le batteur des Germans commence à cogner sur ses fûts. Hoye. Le début me fait craindre le pire: les Germans seraient-ils le premier groupe du monde à s'exprimer en fourchelang? Ah mais non, ils se rétablissent bien vite. « We zijn de Germans », lance le chanteur au bout de deux morceaux, dissipant ainsi d'un coup le mystère entourant leurs origines. Je pense tout d'abord que le batteur est allé à l'école de percussions Meg White, non pas à cause de son tour de poitrine, mais à cause de la basicité de son jeu. Je dois vite me détromper, ces gars-là savent ce qu'est une mesure assymétrique et ils assument. Un bon point. Le lead guitariste – un beau jeune homme aux traits asiatiques – est d'une raideur à faire pâlir Nicholaus Arson des Hives, et secoue son instrument comme un C-3PO sous ecsta. Deux bons points. Au final, je dirais heum heum que les compositions des Germans voguent entre noisy à la Sonic Youth et garage punk basique (j'addooore manier des références et des étiquettes que je ne maîtrise pas, mais comme vous m'aimez bien vous ne m'en tiendrez pas rigueur). Bon, comme disait l'ami Maxwell Qualitéfiltre, pas la peine d'en rajouter, comme je suis en fonds j'achèterai leur cédé à la sortie.

(Si vous aussi vous voulez faire connaissance avec les Germans, c'est par là.)

Allez les petits loups, je vous laisse, parce que je dois aller chercher un pain au chocolat pour mon beau-frère malade que je vais âprement déranger dans sa maladitude comateuse vu qu'il est le seul proche dans le coin à pouvoir me passer ces câbles qui me permettront de redémarrer ma bagnole qui refuse de démarrer et que je dois aller porter au garagisse tantôt.

Donc: la suite demain. Ou après. Bon, vous avez l'habitude. (Restez scotchés, VV était habillée en léopard; oui je sais je suis très forte en teaser.)

09:21 Écrit par Wini dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : concert, rock, the kills, the germans |  Facebook |

Commentaires

Ca me rappelle quand je me suis retrouvé par mégarde absolue dans un concert de death metal lors d'un festoche. C'était facile de me reconnaître, j'avais un t-shirt jaune.

T'as de la chance d'avoir souvent des p'tits concerts comme ça dans ta ville.

Écrit par : Bernie | 26/03/2008

Hé, Bruxelles, c'est la capitale de l'Europe quand même :)

Écrit par : Wini | 28/03/2008

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