28/07/2008

Lézarde, hante. (Je sais, c'est pas trop tôt)

Bon, voilà la suite des Ardentes. Ce post a – bien entendu – dépassé la date limite de consommation, mais, sincèrement, je pensais le poster avant d'aller m'acheter un peigne en arêtes de morue chez Tata Rodriguez, et, comme j'ai passé du temps dessus (plus que ce que je ne pensais, d'où le retard), ça me ferait mal au derche de ne pas le publier. Vous passez ou pas, c'est vous qui voyez.

Résumé du dernier épisode: Buni, tout juste majeure, et sa grande soeur Wini, presque trentenaire, n'ont pas trouvé de place au camping des Ardentes. Mais Wini a une super copine liégeoise qui peut leur prêter son appart. Désormais décemment logées, Wini et Buni peuvent partir d'un pied allègre pour aller se niq*uer les oreilles écouter de bons concerts au festival susnommé.

A partir d'ici, je peux reprendre la narration à la première personne. Si vous voulez l'avis de Buni, elle doit avoir un Skaïblog, mais j'ai pas l'adresse, ah ben c'est dommage oui je sais mais c'est comme ça.

Premier épisode: le retour du jeudi.

Clavier de face, frange et frais minois: ne serait-ce pas Kate Nash que j'aperçois sur la grande scène? Eh bien non, c'est Auryn, une jeune fille bien de chez nous, qui a la tâche particulièrement ingrate la délicate mission d'ouvrir les hostilités. Elles est accompagnée de cordes (pas de ficelles, hein, plutôt un violon, un violoncelle, faut tout t'apprendre ou bien?) Pas mal, mais je ne suis pas encore dedans.

Sur la scène HF6 (langage codé pour « Halle des Foires salon 6 », je suppose), Victoria Tibblin livre un set chaud bouillant avec guitariste torsepoil inclus. Allure androgyne, tatouage sur le bras, débardeur sans soutif en-dessous, paroles torturées, voix de rockeuse qui relègue Didine de la Nouvelle Star au rang de choriste de François Feldman, Victoria Tibblin transpire le charisme par tous les pores. (Celle-là, si elle ne passe pas à Bang Bang à la rentrée, je n'y comprends plus rien.)

Retour à la scène principale avec Flogging Molly. Le punk celtique est certainement le concept le plus débile de ces dernières années... mais qui a dit qu'on devait tout le temps être intelligent, hein? Surtout face à des bêtes de scène pareilles. They just kick ass, comme dirait l'autre. Maintenant, si t'es absolument allergique au tin whistle, passe ton chemin, mais tu rates quelque chose.

Hop hop, vite vite au HF6 pour aller voir Brisa Roché. Visage d'elfe, breloques, coiffure palmier, la grande prêtresse Roché est décidément très belle, elle parle français avec un accent beaucoup plus charmant que le mien, mais hélas elle en fait un peu trop. Elle gâte son tube « Whistle » en y ajoutant une pointe de maniérisme vocal que je trouve personnellement malvenue – ce qui séduit, dans cette chanson, c'est sa simplicité (ce que Fleur*y Mich*on a malheureusement compris, en l'employant comme fond sonore pour sa dernière pub. Au passage: je souhaite des hémorroïdes à vie au concepteur de ce spot.)

Et hop, let's retournons to the Open Air Stage pour the Do (non, je vais pas me faire ch... à retrouver le o barré dans les caractères spéciaux). Eh bien, c'est moins pelant que ce que je ne pensais. Parce que, à force de porter un tel poids sur leurs épaules et de faire sponsoriser leurs percussions par Tefal et Lagostina, ils commençaient sérieusement à me brouter. Une chanson sur deux me plaît bien, en fait. Et puis, Olivia, elle a une trop chouette robe. Et un beau legging, aussi.

(C'est fou, ce retour au legging chez les artistes féminines. Quand tu penses qu'on a passé les années 90 à virer ça de nos garde-robes... Mais j'y reviendrai.)

Après the Do, pause. Y'a Empyr, le super boys-band groupe français qui passe d'un côté, et Yaël Naïm, la chanteuse dont le tube « New Soul » me donne des aigreurs d'estomac. de l'autre, et ni Buni ni moi n'avons envie de les écouter. C'est donc le moment idéal pour se payer un ravier de nouilles.

19h10. Sébastien Tellier entre en scène (couverte). Je me garderai de porter un jugement sur le personnage: tant qu'il n'était pas connu, Tellier était considéré comme un génie; maintenant qu'il commence à avoir du succès, il est devenu – pour certains – un faiseur putassier. Personnellement, je reste perplexe: on dirait qu'il n'y a chez Tellier qu'une forme, à la fois très chic et très cheap – donc déconcertante, et celle-ci masque la ténuité du fond. Mais revenons à sa prestation: il évite les blagues barrées qu'il avait faites au Bota (j'y étais pas, mais je l'avais entendu à la radio), se tient relativement bien sur scène face à un public largement acquis à sa cause. Buni, pour sa part, a l'air de le trouver trop fun: elle est ravie, elle a vu Jésus, et Jésus, ben il est trop cool, youpi.

Tiens, y'a Camille qui passe de l'autre côté. Ah, elle m'énerve, celle-là. Dans le genre « Ouah keske je suis originale, and, oh my God, I hit the money note, hihihi », j'ai un peu de mal. (Oui, c'est la fan de Björk qui vous parle, si ça vous intrigue postez-moi un commentaire). Eh bien, autant Camille m'énerve à la radio, autant, sur scène, elle est impressionnante, putin. Ses choristes et beatboxers n'y sont pas pour rien (djûti quels talents!), mais la maîtresse de maison elle-même est complètement barrée. Elle se secoue en mini-robe orange, demande à son beatboxer s'il « veut bien [la] traiter de sal*ope s'te plaît », vocalise / éructe /chuchote/ reprend « Too Drunk To F*uck » (mais cette fois-ci à sa sauce et non celle de Nouvelle Vague)... Grande classe: pour la dernière chanson (« Money Note »), elle se change, revêt un magnifique fourreau noir, chante de face... et se retourne pour l'ultime refrain: le fourreau présente un large décolleté dans le dos, et, pour le coup, on voit le croc de sa houppe (ou le roux de sa baie si tu préfères; si tu n'es pas amateur de contrepéteries, je peux te traduire en termes buniesques: « Ouah eh on a vu la raie à Camille ». T'as compris main'nant?)

Il est encore tôt, mais nous clôturons la soirée avec un bout de Siouxsie. Buni ne connaît pas (évidemment, les jeunes de maintenant, ça n'a plus aucune culture). Tout ce qu'elle voit, c'est une jeune vieille en combinaison lycra argent à empiècements noirs, chevelure corbeau et maquillage bionique. Pour ma part, je suis perplexe. Ca fait un peu peur de voir cette légende du punk new wave déguisée en super héroïne croisée Starre Trekke. De toute évidence, la diva refuse de vieillir. Sa poitrine tient toute seule (ce qui est mis en évidence par un décolleté plongeant), elle sait lever la jambe bien haut... De la part de Madonna, ça n'a rien d'étonnant, mais c'est Siouxsie, marde, quoi. Bon, de toutes façons, on est trop loin pour apprécier, alors, on s'en va juste après les trop culte « Christine » et « Happy House ». Il est encore relativement tôt, mais de toutes façons il pleut sur l'open stage, et il est temps de coucher les gosses (Buni en l'occurence. Oh, pas la peine de me faire les gros yeux, c'est elle qui demande à rentrer, et ce que Buni veut, Dieu, Yahvé, Zeus et Quetzalcoatl le veulent – sinon, elle enclenche le mode râleuse, et dans ces cas, je préfererais encore être obligée de discuter avec le Dr. Banner un jour où il a ses choses.)

Voilà, c'est un peu rance, mais si vous voulez que je replonge dans mes souvenirs pour vous sortir la suite, je peux le faire, vous n'avez qu'à taper un Hun (ou laisser un commentaire, c'est selon).

 

22:32 Écrit par Wini dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : les ardentes, festif hale |  Facebook |

Commentaires

Mortel, ce billet.
Flogging Molly et Siouxsie, en plus ! Et Camille !
(enfin bref, surtout, le billet, il déchire, quoi)

Écrit par : NicMo | 29/07/2008

La suite, la suite !

Question gouvernement, non, là, on n'en a plus: ils sont tous 1) en Toscane, 2) dans le Luberon, 3) à Ostende(biffer la mention inutile). Mais si tu as compris quelque chose aux rebondissements sur trempoline des trois dernières semaines, ce serait gentil de m'esspliquer...

Écrit par : Françoise | 29/07/2008

Moi, j'ai un souvenir assez pas top de Flogging Molly. Trois chansons ça va, quatre la coupe était pleine. Même si dans le pogo, à la fin, je n'entendais plus rien.
PS : Siouxsie, à la base elle en a même pas des seins, non?
RePS : pourquoi s'est écrit tout petit comme ça.

Écrit par : Bernie | 29/07/2008

@NicMo: Y'en a un peu plus, j'vous l'mets?

@Françoise: J'en suis restée à l'épisode où Yves, pour ne pas avoir à chanter "God Save the Queen" à la Fête Nationale, annonce à Albert son intention de le quitter, mais Albert refuse net. Pendant ce temps-là, le machiavélique Bart, qui n'a finalement pas été échangé contre Ingrid Bétancourt au cours de l'opération de libération de celle-ci, Bart, donc, se frotte les mains et se resert une coupe de champagne. Mais le suspense demeure: pour devenir Premier Ministre, Didier va-t-il devoir envoyer Olivier sur la lune par Virgin Galactic? (Générique: "Santa, Belgica, Santa, Belgica...")

@Bernie: 1)Une pinte de Guinness et ça ira mieux. 2) Ceci expliquerait-il cela? On en saurait peut-être plus si Roque'n'Foque n'avait pas confié son dernier article sur la dame à Patrick Eudeline... 3) J'ai écrit une seule phrase en tout petit. Ton ordinateur te fait peut-être une blague. Tape-le une bonne fois et ça ira mieux :)

Écrit par : Wini | 29/07/2008

Une fois n'est pas coutume, je ne dois pas connaître plus d'un nom de chanteur/euse dans la liste sus-citée... mais qu'est-ce que je rigole en lisant tes billets tout de même !
Alors, même si je nage en pleine ignorance musico-culturelle, je voudrais bien la suite, puisqu'apparemment, c'est possible de demander.
(flûte, y avait des Huns et j'ai tapé un d'eux !)

Écrit par : DdM | 01/08/2008

@DdM: Je me hâte lentement, la suite va arriver...
(PS: Excellente, ta conclusion!)

Écrit par : Wini | 03/08/2008

qui aime kick-ass ??? moi aussi !!!!

Écrit par : kick-ass streaming | 19/08/2010

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