04/02/2009

DoYou Want History? Les Kaisers Chiefs, la fin

Bon, j'en étais restée à l'entracte: les Dananananaykroyd viennent de livrer une prestation honnête, mais devant un public mollasson – lot de bien des premières parties, je commence à m'en rendre compte avec l'expérience. (Tiens, à propos, d'où vient cette réputation que nous avons, nous, Belges, d'être un bon public? Ptêt que si j'allais voir un concert à Paris, je comprendrais, note...)

Bon, bref état des lieux: autour de nous, il n'y a que des filles – dont les deux Anglaises défraîchies dont j'ai parlé plus haut, et un peu de chair fraîche aussi, avé jean slim et AïePode. Pff. J'ai compris, c'est pas encore aujourd'hui que je me ferai briser les côtes par un crowdsurfer sous testostérone. Je m'interroge quand même: bon, les Kaiser Chiefs, ils sont sympa, d'accord – mais pourquoi autant de filles? Ils sont pas si beaux, quand même? Allez? Bon, d'accord, Ricky Wilson a perdu des joues (même Ghislain a remarqué), mais bon, c'est pas Romain Duris, non plus. Alors, ils sont où les mecs? Ah ben oui, j'avais pas bien vu, ils sont juste un peu plus loin, sur la droite. Tout espoir n'est pas perdu, je vais peut-être l'avoir, mon tibia cassé.

21h: AAAAAHH pile à l'heure ! Les Empereurs Chefs ont aussi la politesse des rois. Ils commencent (ça je m'en souviens) avec « Spanish Metal », la chanson qui ouvre leur dernier album. Ca y est, ça remue un peu... Pour le reste de la tracklist, tu repasseras, parce que ça bougeait trop pour que je prenne des notes. Alors, mettons tout de suite fin à cet incommensurable suspense: les KC ont-ils joué leurs plus grands hits? Eh bien: bien sûr, tu crois quand même pas que, face à un public qui a payé sa place 28 n'euros, ils allaient chanter « Stewball » version ukulélé et didgeridoo, quand même. Et hop, ça enchaîne, avec (dans le désordre) « Everyday I Love You Less and Less », « Heat Dies Down » (aaaaaah), « Na Na Na Na Naa », « Ruby », « Thank You Very Much » – name it, they sang it, y compris les plus récentes: « Never Miss a Beat », « Good Days Bad Days », et d'autres, moins connues mais ça ne saurait tarder (entre autres celle-ci que j'apprécie bôcoubôcou:)


Découvrez Kaiser Chiefs!

(J'a-dore: couplet qui fait remuer du popotin, refrain un peu à la Duran Duran mais pas trop – je rappelle que Ricky a perdu des joues là où Simon Le Bon a gagné de la bouée, mais revenons à nos moutons.)

Question ambiance, c'est bon enfant, ça bouge un peu mais chaloupé, on se fait un peu pousser par ceux qui essaient de prendre des photos (c'est-à-dire à peu près tout le monde, sauf moi – faudra que je m'y mette, un jour, quand même). Personne ne m'écrase les pieds, nous maintenons notre place au troisième rang, ce qui permet à Ghislain de toucher le bas du pantalon de Ricky (chacun son truc, hein). Tiens, une jeune fille pas très haute demande quelque chose à Ghislain... Je crois comprendre qu'elle voudrait bien qu'il la porte sur ses épaules pour une chanson et qu'elle n'a pas bien compris que Ghislain et moi on est ensemble. Il me jette un coup d'oeil pour savoir si je suis d'accord – ben kesstuveux que je dise? Mmh? Si ça lui fait plaisir, à la fille, moi je m'en fous, ptêt que personne ne m'a jamais prise sur ses épaules pour un concert, mais en même temps je fais pas du rase-mottes, hein, moi. Tiens, je découvre que mon mec est capable de porter une poulette de plus de 50 kilos et nantie de bonnets probablement C pendant trois minutes. Bon, elle est gentille, mais pourquoi il lui sourit comme ça? Eh oh, je suis là, hein! Encore un peu et elle va lui demander son numéro de téléphone, tu vas voir. Pff, après tout, m'en fous; d'ailleurs, à la chanson suivante, un mouvement de foule nous entraîne un peu vers l'arrière. Tant pis. Elle devra se trouver un autre porteur, bien fait.

(Faut faire sa jalouse de temps en temps, c'est bon pour leur ego.)

Mais revenons à nos moutons. Y'a des moments (mais pas beaucoup, soyons honnêtes) où je me demande d'où vient l'ambiance, parce que, sur scène, j'ai déjà vu plus communicatif. Bien sûr, Ricky vient un peu titiller le public devant, mais pas trop (le monsieur de la sécurité est là pour le retenir). Quant au reste du groupe, il fait son boulot, très bien d'ailleurs. Pas de surprise – mais après tout, ça veut aussi dire pas de mauvaise surprise. C'est comme leurs chansons, taillées pour être reprises en coeur, aves leurs refrains comme des slogans et leurs nananananaa bien placés pour les ceusses qui auraient oublié les paroles. On obtient donc l'équation: des tubes dansants et aisément mémorisables + une interprétation correcte + un chanteur sympa qui chante (et qui ne donne pas dans la parlotte sans fin, comme, au hasard, mais alors là au hasard, Mathias de Dionysos) + un enchaînement sans temps mort + un public chaud boulette = un concert réussi. Moi, je suis presque contente d'avoir cédé mes 28 n'euros à Laïve Nécheun, et Ghislain sera très content de s'arrêter au stand souvenirs pour s'acheter un ticheurte. Alors, les Kaiser Chiefs, c'est peut-être pas bon pour le portefeuille, mais (je suis d'accord avec toi, Bernie) c'est bon pour la santé.

Allez, un dernier pour la route:

 

Allez, si vous êtes sage, la prochaine fois je vous parle de Bertrand Burgalat. Seulement, je vous préviens, ça sera moins chaud boulette.

Commentaires

Ca m'avait ça pour les Hushpuppies. Mais avec un public complètement fou et saoul, parce que c'était en Breizh. Et que ce public là, il est parfois complètement zinzin.

Écrit par : Bernie | 04/02/2009

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